Les Casablancais marcheront la main dans la main Lancement de la campagne «Ma tkich bladi» (Touche pas à mon pays) Le courage des Casablancais s’affiche. Leur détermination à s’insurger contre le crime et les actes de barbarie, à la suite des événements du vendredi 16 mai, a pris depuis hier la forme d’une petite main en rouge et vert, frappée du logo «Ma tkich bladi» (Touche pas à mon pays). Affiché dans les grandes artères, dans les quartiers populaires, distribué sous forme de flyers dans les écoles et les carrefours, collé un peu partout sur les murs de la métropole, le petit symbole aux couleurs du pays devient familier. Le logo dont l’idée a germé dans le cœur et l’esprit d’une petite poignée de jeunes entrepreneurs appartient désormais à tous les Marocains. Il est le symbole de leur attachement à leur pays, de leur patriotisme et de leur bravoure.
C’est tout un collectif qui est né autour de ce projet fédérateur. Des professionnels du tourisme, des jeunes des quartiers populaires, des acteurs de la société civile ont décidé de mobiliser leurs ressources pour donner corps à leur rejet de la haine dans toutes ses formes. Tous les Marocains sont invités à se joindre à ce sursaut qui se manifestera dimanche à 8h00 devant l’hôtel Farah, dans le cadre d’une marche populaire et citoyenne. «C’est une réponse massive contre la barbarie», annoncent les organisateurs qui lancent un appel à tous les Casablancais. La démarche qui n’a rien d’une simple réaction conjoncturelle et qui repose sur un slogan sans équivoque, au message fort et mobilisateur, se veut pérenne. Elle ne se limitera pas à cette marche, selon les initiateurs, car les Casablancais sont décidés désormais à barrer la route au crime. C’est donc un Maroc uni derrière un même slogan qui se mobilise aujourd’hui. Et la réponse est venue d’abord des jeunes. Dans le bureau d’une association implantée au cœur de Hay Mohammadi, des groupes de réflexion se réunissent tous les jours. On afflue en masse vers ces bureaux pour se manifester, pour proposer de l’aide, pour faire en sorte que ce qui s’est passé ce soir du 16 mai ne se reproduise plus. Dans la soirée de mercredi, alors que les premières affichettes commençaient à sortir des imprimeries, le bureau de l’association Initiative urbaine -Hay Mohammadi était déjà envahi par des jeunes qui voulaient prêter main-forte. Dans ces quartiers populaires, la solidarité ne s’est jamais démentie. Elle se consolide face aux événements tragiques qui ont secoué Casablanca.
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Lancement de la campagne «Ma tkich bladi»