hi jocim,
lies mal den folgenden artikl von le monde. da steht viel mehr als das, was deutsche presse übersetzt hat.
tatsächlich fand die besetzung am vorabend der hochzeit. ob die natostrategen nach brüssel eilen müssen, ist erst nicht klar. vielleich nutzen das ereignis aus, um auf kosten der steuerzahler ein schönes wochenende samt familie zu verbringen. selbstverständlich würde kein deutsches boulevarblatt vom militär schreiben und schon gar nicht, um die touris eben nicht zu erschrecken. es war aber ein ereignis, das sogar in den fernsehnachrichten gestern kam.
Nouvelle crise hispano-marocaine autour d'un îlot inhabité
• LEMONDE.FR | 12.07.02 | 20h38
A la veille du mariage du roi Mohammed VI, célébré à Rabat dans une atmosphère de fête, l'armée marocaine a installé un "poste de surveillance" sur cet îlot inhabité – appelé île du Persil à Madrid et île Leila à Rabat –, relançant la crise que traversent depuis plus d'un an les relations hispano-marocaines.
Après avoir observé vendredi matin les mouvements d'un patrouilleur marocain autour d'une autre île espagnole proche du Maroc, Madrid, craignant une nouvelle intervention, a décidé de renforcer les moyens militaires de toutes les unités espagnoles permanentes qui se trouvent sur ces îles. Il a également envoyé trois patrouilleurs autour de l'île du Persil, où, selon des témoins, une dizaine de soldats de la marine royale marocaine étaient toujours sur les lieux à la mi-journée vendredi.
Le gouvernement de José Maria Aznar a condamné l'intervention des militaires marocains et a exigé que Rabat "prenne les mesures nécessaires pour un retour à la normale". Dans une "note verbale" adressée aux autorités marocaines, le gouvernement espagnol a estimé que la nouvelle situation représente une "modification du statu quo actuel et ne correspond pas à la volonté de maintenir des relations amicales". Il a demandé au Maroc de répondre "rapidement" à cette note.
Le vice-président du gouvernement, Mariano Rajoy, a affirmé que l'arrivée des soldats marocains sur l'îlot était un acte "incompatible" avec le traité d'amitié et de coopération de 1991 entre les deux pays. Faisant preuve de fermeté, le Maroc a annoncé qu'il ne retirerait pas ses militaires, estimant que l'îlot de Leila avait été "libéré" en 1956, à l'occasion de la fin du protectorat espagnol sur le Maroc. Rabat a en outre affirmé que la présence de militaires marocains sur l'îlot s'inscrivait dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et contre l'émigration clandestine.
Le statut de cet îlot, d'une superficie de 13,5 hectares, a été laissé dans l'ambiguïté à la fin du protectorat espagnol. Il n'appartient administrativement à aucune communauté espagnole, et Mariano Rajoy, interrogé à plusieurs reprises par les journalistes vendredi pour savoir si Madrid considérait que l'îlot du Persil était sous souveraineté espagnole, n'a pas voulu répondre.
RELATIONS DIFFICILES
Il a seulement souligné que l'île bénéficie depuis quarante ans d'un "statut accepté par le Maroc et l'Espagne aux termes duquel ni le gouvernement espagnol, ni le gouvernement marocain n'occupera l'île. Ce statu quo a été jusqu'à présent respecté. De manière unilatérale, le Maroc a décidé de le rompre", a-t-il dit. La nouvelle ministre espagnole des affaires étrangères, Ana de Palacio, a qualifié l'affaire d'"incident sérieux", mais elle a mis l'accent sur la nécessité de rester "sereins" et de ne pas porter atteinte à une relation basée sur un "traité d'amitié, qui ne traverse pas une bonne période mais qui est en vigueur".
A Rabat également, en dépit de la fermeté affichée, on a indiqué de source autorisée que le Maroc n'avait "aucune intention de dramatiser" cette affaire. A Bruxelles, un porte-parole de la Commission européenne a estimé que la présence de militaires marocains sur l'îlot était une "violation de l'intégrité territoriale espagnole" et une "question de souveraineté". Ce nouveau litige est intervenu une semaine après que le ministère marocain des affaires étrangères eut protesté auprès de Madrid contre la présence de cinq navires de la marine espagnole au large des côtes d'Al Hoceima (nord du Maroc), également sur la côte méditerranéenne. Le chef de la diplomatie marocaine, Mohamed Benaïssa, avait convoqué l'ambassadeur espagnol à Rabat pour lui demander des explications sur "la présence inhabituelle de cette flotte dans les eaux territoriales marocaines".
Depuis un an, les relations entre Rabat et Madrid passent par des crises successives en raison notamment des positions espagnoles sur le conflit du Sahara occidental – jugées favorables aux thèses du Front Polisario –, sur l'émigration clandestine et sur la pêche.
Avec AFP